ÉRASME 2È PARTIE- POUR VOTRE BONHEUR BRAVE GENS!

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ÉRASME 2È PARTIE- POUR VOTRE BONHEUR BRAVE GENS!

Message  Le normand. le Sam 29 Jan - 0:30

Désolé pour le retard mais voilà la partie II de l'exposé sur Érasme. Je m'excuse par avance des probables fautes d'orthographe!
Bonne Lecture! =D

Citoyen du monde (1504-1517)
1- Érasme dans le monde

La République des Belles lettres:
Érasme est un exemple marquant de ce mouvement.

VOYAGE:
Le fait que celui-ci voyage beaucoup montre que le Renaissance est marqué par une diffusion des savoirs dans toute l'Europe.
IL voyage tout d'abord vers Paris dans le but de réconcilier les « bonnes lettres » et la théologie à la manière de Valla.
Mais son voyage en Italie reste le plus marquant et décisif pour son avenir intellectuel.L'Italie est le centre de la vie culturelle de la Renaissance. L'Italie est marqué par sa domination culturelle sur l'Europe et de ce fait on voit de grands érudits qui voyagent jusqu'en Italie. On voit aussi un grands nombres de familles riches et au pouvoir envoyés leurs enfants en Italie. Mais l'Italie n'est pas le seule pays qui attirent les érudits on voit aussi quelques décennies après l'apparition de différents centres de savoir. Mais c'est l'influence italienne qui a déclenché ce phénomène caractéristique de la République de Belles Lettres.
C'est donc dans cette mesure qu'Érasme s'inscrit dans cette république. Érasme voyage en Italie durant trois ans, entre 1506 et 1509, ce qui marque le début de sa découverte de l'Europe.Ce voyage est très marquant pour Érasme car il influence énormément sa vision du pouvoir temporel. Stephan Zweig dit: « Érasme traversait les Alpes, il revenait d'Italie. Il y avait vu l'Église en pleine décadence, le Pape Jules II, véritable condottiere(chef de mercenaire), entouré d'hommes de guerre, des évêques se complaisant dans le luxe et la débauche au lieu de vivre dans une pauvreté apostolique ».
Il marque aussi sa vision du pouvoir politique de l'Italie de la Renaissance. En effet, le voyage entreprit par Érasme se trouve dans une période de trouble pour l'Italie. La troisième guerre d'Italie se termine en 1504, laissant un pays ravagé par la guerre. Les guerres d'Italie ont pour cause la volonté des souverains français de faire valoir leurs droits héréditaires sur le Royaume de Naples, puis sur le Duché de Milan. Érasme voit donc l'Italie dans une paix peu stable qui prendra fin en mai 1509, avec le refus de Venise de l'ultimatum papal. (+ 4è guerre d'italie et peut être 3è)

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LE LATIN:
La République des Belles lettres marque aussi un renouveau de la langue latine qui apparaît comme un moyen d'unité entre les érudits en Europe. Ce renouveau s'oppose au latin utilisé par l'église, qui était jugé comme imparfaite.Le latin est la langue primordiale de l'époque, elle est apprise à l'école dés le plus jeune âge et est un vecteur de la vie religieuse de chaque personne car elle constitue la langue « officielle » de l'Église. Mais les humanistes veulent un retour à un latin plus rigoureux se rapprochant du modèle antique, de la grammaire latine. Pour cela, il montre Cicéron comme un modèle à suivre, comme le modèle du latin « pur ».Érasme s'inscrit donc dans cette vision de l'humanisme car il écrit en latin.

LES CORRESPONDANCES:
Les voyages et le fait que le latin soit connu de tous les érudits d'Europe, fait que la diffusion du savoir passe par une diffusion à l'échelle européenne des livres. L'invention de l'imprimerie favorise aussi cette diffusion des savoirs. Dans cette optique, on peut noter qu'Érasme rencontre, durant son voyage en Italie, l'imprimeur vénitien Alde Manuce ou Alde l'Ancien. Celui-ci est un personnage important de la diffusion de la culture humaniste en Italie et surtout de la littérature grecque.
Ces échanges créés des réseaux, comme celui d'Érasme qui lui permettait clairement de s’approvisionner en textes nouveaux. En échange les membres de son réseau recevaient ses écrits. Par exemple, en 1514, Érasme, très modestement, fait parvenir à Pieter Gilles une copie de L'éloge de la folie, accompagnée d'une lettre expliquant qu'il s'agit « d'un cadeau peu commun adressé à un ami peu commun, contenant plusieurs en joyaux en un seul volume » (JARDINE,1996). Cet exemple montre aussi l'importance des correspondances dans la République des Belles lettres. Toujours par rapport à Érasme, nous savons que les correspondances de celui-ci sont les plus importantes conservées aujourd’hui. De 1489 à 1535, il a envoyé à ses 200 correspondants plus de 20 000 lettres. Il lui arrivait d'écrire 40 missives par jour, pour des érudits des quatre coins de l'Europe et aux plus grands individus de son époque comme Thomas More, Jean de Médicis ou encore Martin Luther. Les correspondances épistolaires était un vecteur de la République des Lettres et l'importance des réseaux créés par ces correspondances mettait en place une hiérarchisation. Cela explique probablement pourquoi Érasme était surnommé le « Prince des humanistes ». Toutefois cela pose la question de la mise en péril du modèle égalitaire prôné pas les Humanistes.



2- L'éloge de la folie, ou la convergence des trois traits majeurs de l'érasmisme

Érasme a réussi dans son oeuvre l'éloge de la folie a montrer d'un oeil critique le monde de son époque. Stéphane Zweig a dit qu'Érasme «  avait sondé l'âme de l'humanité de son froid regard de sceptique ».Cette oeuvre fait parti des monuments littéraires de la Renaissance.
Celle-ci a été inspiré par les voyages d'Érasme. Surtout celui qu'il a fait en Italie entre 1506 et 1509, qui lui montre les dérives de l'église et la cruauté des Princes. C'est durant le retour de ce voyage en allant en Angleterre chez son ami Thomas More, celui qui écrira plus L'utopie, qu'il composa dans sa tête l'éloge de la folie. Mais ce n'est que chez More à Bucklersbury qu'il écrivit celle-ci en seulement 7 jours. C'est d’ailleurs à More qu'Érasme dédicace ce livre. La préface de celui-ci est même sous la forme d'une lettre adressée à Thomas More: « A SON CHER THOMAS MORUS », cette préface explique comment Érasme a eu l'idée de cette oeuvre, narrant son périple à travers les Alpes où il disait n'avoir «  nulle envie de le perdre <ce temps> … j'eu l'idée de composer par jeu un éloge de la folie ». L'éloge de la folie est donc écrit à la fin de l'année 1509 mais n'est imprimée que durant l'année 1511 à Paris chez l'imprimeur Gilles de Gourmont. Cette oeuvre peut apparaître comme un hommage à More car le titre grec est Encomium moriae. Mais en latin celui-ci est Laus stultitiae.
Dans cet éloge, Érasme fait parler la folie comme on peut le voir dés le début du livre qui commence par « c'est la folie qui parle » car comme celle-ci le dit si bien: « je déclare qu'on a raison de se louer soi-même quand on ne trouve personne pour le faire ». On peut voir l'éloge de la folie comme un satiricon c'est à dire comme un roman satirique de l'époque romaine, ce qui correspond à la redécouverte par les humanistes du modèle antique. Mais l'éloge de la folie est avant tout une oeuvre où Érasme critique ma société de son époque derrière la figure de la folie, ce qui fait qu'aprés la présentation de la folie faite par elle-même on assiste à de véritables incertitudes lorsque l'on cherche à savoir qui parle. L'éloge de la folie est dans un premier temps, une critique légère des moeurs de la société. Comme avec cette exmeple sur le mariage: «  Comme vous devez la vie au mariage, vous devez le mariage à ma suivante l'étourderie ». Mais plus la satire avance plus les paroles de la folie se font plus dures, « Par une double démence, oubliant qu'ils sont nés hommes, ils veulent s'élever à l'état des Dieux souverains et, à l'exemple des Géants, munis des armes et des sciences, il déclarent la guerre à la Nature »(XXXV), ou encore « la religion chrétienne semble avoir une réel lien de parenté avec une certaine forme de Folie et fort peu de rapport avec la Sagesse ».La critique d'Érasme reprend principalement ce qu'il a vu en Italie mais il dépasse la simple critique pour montrer à la fin de l'oeuvre sa vision des idéaux chrétien.
Cette ouvrage est l'un des plus dangereux écrit pas Érasme. Le collège de Théologie de la Sorbonne voudrait le voir juger pour hérésie mais l'influence et les réseaux forgés par Érasme lui évite cela. Même si Érasme n'a pas écrit que l'éloge de la folie c'est néanmoins celui-ci qui révèle le penseur à l'Europe entière et permet une grande diffusion de sa pensée. Érasme devient l'un des piliers de la Renaissance.

Nous venons de voir que le rôle de la République des Lettres était principalement de diffusé le savoir mais aussi de favoriser son avancement. Mais ces échanges favorisaient aussi les négociations de statuts sociaux plus avantageux. De plus, L'éloge de la folie offre à Érasme une très grande notoriété, qui s'étend dans toute l'Europe. Cependant, Érasme a toujours revendiqué son indépendance face aux pouvoirs quel qu’il soit, malgré son immense pouvoir.


3- Érasme, notoriété et indépendance


NOTORIÉTÉ:
Érasme doit principalement sa notoriété à l'éloge de la folie, qui connait un grand succés dés la renaissance et garde une grande importance jusqu'à nos jours. Même la Pape Léon X, le trouvait amusant.
Il n'y a pas d'écrivain dont les oeuvres sont tirées à un aussi grand nombre d'éditions. L'éloge de la folie a renforcé son influence et les titres qui lui sont attribués témoigne de cette influence: « doctor universalis », « prince de sciences », « père des études », « lumière du monde », « Pythie de l'occident », … De plus, l'importance de celui-ci est aussi marqué par les nombreuses faite de lui. Comme celle de Holbein un peintre important à la Renaissance qui est reconnu et qui est portraitiste à la cour d'Angleterre, ou encore par Metsys qui est considérer comme le dernier grand peintre de l'école primitive flamande.
Érasme devient au fil des années presque divin. Un autre humaniste, Camerarius, nous rapporte que tous ceux qui ne veulent pas paraître pour des étrangers à la République des Lettres doivent l'admirer, le glorifier. On sait que les lettres d'Érasme était enveloppées dans des étoffes comme des reliques. Une lettre de recommandation d'Érasme vous ouvrait toutes les portes.
Mais il faut bien voir que l'influence d'Érasme ne s'arrête pas à la République des Lettres mais pour s'étendre sur les royaumes, « maintenant ce sont les puissants qui le recherchent » comme le dit Zweig. L’empereur Charles Quint, lui offre une place dans son conseil, Henri VIII veut l’attirer en Angleterre, de Ferdinand d'Autriche à Vienne, François Ier à Paris; c'est toute l'Europe qui s'arrache le « doctor universalis ». On sait même qu'Érasme a écrit à Charles Quint, François Ier, Henri VIII et Ferdinand de Habsbourg les « Quatre paraphrases sur l'Évangile » (en 1522-1523) afin d'empêcher une guerre européenne. Ce qui montre son influence sur le pouvoir politique par le biais des échanges.
De plus, la critique que fait Érasme de l'église le place au coeur d'un grand mouvement de remise en question de l'église elle-même. Les voyageurs découvrant une papauté et des cardinaux menant une existence somptueuse, ne font qu'amplifier les paroles de l'auteur. Dans cette mesure, l'éloge de la folie où parle Stultitia n'apparait plus comme pure folie mais comme des paroles pleine de clarté.. Érasme montre les bases de cette Réforme future que le monde réclame. Stéphane Zweig dit que « l'époque choisit Érasme comme porte-drapeau de ses idées nouvelles ». La folie exprime à ce moment la pensée de milliers de personnes qui n'osaient rien dire. C'est à ce moment que l'on peut voir l'importance de la pensée d'Érasme à cette époque. Comme la renaissance marque le rajeunissement des arts et des lettres, Érasme espère épurer l'église de son matérialisme. Cependant, en clamant haut et fort ses revendications Érasme prend la tête de la Réforme.



INDÉPENDANCE:
Toutefois, Érasme, bien qu'il se laisse louer et même couvrir de cadeaux, ne laisse pas de côté son indépendance, cette liberté qui pour lui est la condition de toute action morale.
La vision de l'église d'Érasme a donc influencé le mouvement de la Réforme. Toutefois, Érasme refuse de s'inscrire dans la Réforme car elle impliquerai une guerre ou du moins une confrontation et une division des peuples. Or Érasme prône l'unité des peuples, comme il le dit dans Querela pacis: « le monde entier est notre patrie à tous ». Érasme voit la seule unité possible dans la religion: « Pourquoi ces noms stupides <anglais, français et allemand> nous séparent-ils, puisque le nom de chrétien nous unit? ». On voit ici en quoi Érasme est considérer comme le premier théoricien littéraire du pacifisme. De ce fait Érasme ne peux que rejeter la Réforme sous cette forme. C'est pour cela qu'il prend ses distances avec la Réforme, on voit donc qu'il affirme son indépendance avec ce qu'il ne considére pas comme juste.
Mais Érasme affirme son indépendance aussi par rapport aux pouvoirs politiques. Comme dit précédemment il reçoit de nombreuses propositions de tous les royaumes d'Europe. Mais Érasme ne répond à aucun d'eux.
L'indépendance de celui-ci est sa devise, « homo pro se » ce qui signifie l'homme pour lui-même. Érasme est donc face à son indépendance en accord avec l'idéal humaniste qu'il défend. Érasme défend ses idées et ce doit d'être toujours en core avec elles.

Le normand.

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Date d'inscription : 29/01/2011

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